Les trousses de survie sociale

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Sur le principe des trousses à pharmacie, des nécessaires de toilette, des boîtes à outils pour le parfait petit bricoleur, etc., nous avons rassemblé ce qui était nécessaire à la survie sociale dans un territoire donné. Ce travail a été rendu possible grâce à la collaboration de certaines familles du quartier de Maurepas avec lesquelles le GRPAS travaille au quotidien.

boitebluePour la première fois, les trousses de survie sociale inaugurent plastiquement les représentations collectives qu’il est urgent de reconnaître dans les fondements de notre vie quotidienne, ainsi que celles de certains habitants du quartier de Maurepas.

Ce qui se dérobe au regard du quotidien est ici visible au terme d’une concentration d’éléments matériels qui fonde l’a priori subjectif de notre existence sociale. L’œuvre qui en résulte regroupe autant de témoignages individuels que de modèles opératoires pour l’organisation de la survie sociale que chacun s’impose au vu des conditions d’existences de tous. Elles dévoilent les présupposés matériels qu’accompagnent les actions routinières de la (sur-)vie sociale : se déplacer, se loger, travailler, consommer, communiquer, voter, etc.

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Le choix thématique de la survie sociale et de ses routines constitue un objet de construction sociale intéressant, car il touche le lien qui relie l’individu à la société. Ce lien est généré par l’individu et alimenté par l’institution. Par exemple, il me semble que l’homme créé ses propres institutions de contrôle des représentations qu’il se fait lui-même de la survie sociale : l’argent, le travail, les papiers d’identité, etc. L’action et l’instauration des routines dans le cadre du groupe social sont bien un caractère propre à l’action individuelle pratique et son potentiel subjectif. Par contre, les obstacles, le cadre institutionnel, législatif et les nécessités courantes sont le fait de la construction objective du monde social, reconnue comme norme, et sont les déterminants des objets mêmes de cette survie sociale : consommation, statut social, nationalité, etc.

C’est pourquoi pour exposer les trousses de survie sociale nous privilégions les lieux institutionnels — sanctuaires de l’action sociale, du contrôle social et de son efficience — ainsi que des lieux d’activités associatifs. Nous propulsons ainsi notre action dans le champ politique, action révélatrice d’une articulation combinatoire entre les acteurs d’une société en train de se faire et les acteurs politiques et institutionnels qui maintiennent, fabriquent et interprètent à leur tour l’expertise de l’individu et du groupe social auquel il appartient.

R.Louvel, 2007.

• 29/03/07, première exposition des objets dans les locaux du GRPAS Maurepas, à Rennes.

• du 13 au 15/06/07, à la faculté de droite et de sciences politique à Nantes.
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• 15/09/07, au pôle d’économie sociale et solidaire à Langouet.
• du 26/11/07 au 7/12/07 au CDAS de Villejean, à Rennes.
• du 8/02/08 au 5/03/08 au CDAS de Cleunay, à Rennes.
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• 25/06/08, manifestation devant les locaux de la CAF centrale à Rennes.
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Vous pouvez retrouver toutes les étapes du projet en suivant ces liens :
Actualité du CESA en janvier 2007 : mise en place du projet à Maurepas
Actualité du CESA en avril 2007 : exposition des premiers objets dans les locaux du GRPAS
Actualité du CESA en juin 2007 : première exposition des trousses à Nantes
Actualité du CESA en février 2008 : annonce d’exposition des trousses à Cleunay (Rennes)
Actaulité du CESA en  juin 2008 : annonce de l’exposition finale des trousses devant la CAF de Rennes

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